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INTERVIEW TOUT-TERRAIN
Paris, le 23 mai 2008

Interview de Johnny Aubert, pilote français en enduro mondial

Interview de Johnny Aubert, pilote français en enduro mondial

En deux ans, le français Johnny Aubert est devenu une valeur montante de l'enduro mondial. Après une carrière en demi teinte en motocross mondial, Johnny mène actuellement la catégorie E2 en championnat du monde d'enduro devant le roi Salminen. Interview.

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A 28 ans, Johnny Aubert fait régulièrement retentir la Marseillaise sur les podiums mondiaux. Mais voilà : ce gars du ch'nord de la France, né le 31 mai 1980, vit et roule en Italie. Champion d'Italie d'enduro 2007, médaille de bronze du champion du monde 2007 et vainqueur des ISDE, il fait partie du team italien professionnel UFO Corse, managé par Pilippo Lamotte.

C'est au Grand Prix de France à Noirétable, en septembre dernier, que le public français a pu le voir pour la première fois évoluer en enduro (votre notre interview vidéo du 20 septembre 2007). Après avoir disputé la troisième épreuve du championnat de France à Gyé ce week-end (lire Moto-Net.Com du 22 mai 2008), Johnny a répondu à nos questions.

Moto-Net.Com : Personne ne s'attendait pas à te voir rouler sur le Championnat de France ! C'est une décision de Yamaha Motor France ?
Johnny Aubert : Non, c'est un souhait venant de moi. Depuis l'épreuve de Noirétable qui a été un très bon moment, j'ai une grande envie de venir rouler en France. Comme je fais carrière en Italie, je ne fais pas partie du monde de l'enduro français et le public me connaît peu. J'ai demandé à Yamaha de me faire un petit contrat et ils ont accepté. Nous avons prévu deux épreuves du championnat, Gyé et Brioude (en octobre), et deux classiques, le Trèfle lozérien et l'Aveyronnaise classique. Je suis très heureux de retrouver Yamaha Motor France, qui me soutenait quand je faisais du moto cross. J'ai toujours eu un bon feeling avec eux. Rouler sur les enduros français est une envie qui me tient à coeur, car la France c'est d'abord mon pays et ça me fait du bien de parler français !

Enduro : interview de Johnny Aubert

M.-N. C. : Tu as couru dans la même catégorie que Mickaël Pichon ce week-end (lire Moto-Net.Com du 22 mai 2008). Comment se sont passées vos retrouvailles ?
J. A. : J'ai été vraiment très heureux de me retrouver avec Mickaël, qui est une vraie référence en France. Nous nous connaissons avec Mickaël car on a roulé ensemble en MX. En championnat du monde j'étais loin derrière, évidemment... Mais en 2002, sur une manche, j'ai réussi à le tenir et j'en étais très fier ! Se retrouver en enduro est assez marrant, et en tout cas c'est un énorme plaisir. Pouvoir rouler et être à son niveau est une très bonne chose pour moi. Bien qu'il revenait d'une blessure, j'ai été touché par ses mots sur le podium, disant qu'il avait roulé à 100%.

M.-N. C. : Tu es en tête du WEC (championnat du monde d'enduro), comment vois-tu la suite ?
J. A. : Le championnat est encore long et je dois rester vigilant. Sur le WEC il y a de sacrés clients et rien n'est facile ! En tout cas, je vais faire tout ce que je peux pour remporter le titre.

M.-N. C. : Comment fonctionne l'enduro italien ?
J. A. : Les épreuves du championnat italien sont calquées sur le WEC et les parcours sont typés Mondial. Les épreuves réunissent 150 à 200 pilotes, ce qui serait l'équivalent de la catégorie Elite en France. La grande différence avec le championnat français, c'est tout d'abord qu'il n'y a pas toutes les catégories (nationaux, vétérans, féminines) que l'on trouve en France. Il y a un autre championnat pour les pilotes nationaux et les autres catégories. Par ce fait, les organisateurs ne sont pas obligés de concevoir des tracés accessibles aux nationaux, alors ils ont toute latitude pour typer leur parcours comme au Mondial, avec des liaisons très difficiles et des spéciales extrêmes plus difficiles que celle de Gyé, par exemple.

M.-N. C. : L'Italie passe pour un pays ayant une vraie culture moto, où ce sport est très populaire. Quelles différences vois-tu avec le public français ?
J. A. : Je ne peux pas dire s'il y avait autant de public ce week-end que sur le championnat d'Italie. Mais ce qui m'a marqué par exemple, c'est que pour venir sur le site de la course à Gyé, je n'ai vu un balisage qu'une fois quasiment arrivé ! En Italie, à 20 ou 30 km d'une épreuve, on commence à voir des banderoles, on est obligé de le savoir ! Mais surtout, le championnat d'Italie est très pro : tous les teams officiels qui font le WEC sont présents avec leurs pilotes italiens. A la remise des prix, tout le monde est là et notamment le public. Mais l'organisation est différente, en général j'ai juste le temps de me changer car le podium est organisé dès la fin de la course, dès que les trios de tête sont connus. A Gyé, j'ai été surpris de devoir attendre presque deux heures ! Nous étions une cinquantaine autour du podium et le public était parti... C'est dommage, car ce n'est valorisant pour personne.

M.-N. C. : Tu reviens donc très bientôt en France pour le Trèfle lozérien qui se déroulera du 30 mai au 1er juin ?
J. A. : Oui, je suis rentré tout de suite en Italie car nous avons une épreuve le 25 mai. Mais ensuite je reviens en France pour ma première "classique d'enduro" au coeur de l'Auvergne !

Alors bon Trèfle Johnny, et bon anniversaire le 31 mai !

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